Infiltration de l’intelligentsia Française par l’internationale socialiste

Vendredi 22 octobre 2010
publié par Jean-Aubert Barra

Infiltration de l’intelligentsia Française par l’internationale socialiste (Kominterm) entre les deux guerres :

Karl Radek patron du komintern dans les années 20 chargea Münzenberg et Dzerjinski de former un réseau international d’infiltration des intellectuels occidentaux.

En France la majorité d’entre eux se sentait attirée par la philosophie marxiste. Il fallait en assurer l’hégémonie affin d’éduquer les populations. Les intellectuels donnèrent du communisme totalitaire une image angélique, porteuse des espoirs de renouveau de l’humanité et créditer le socialisme du pouvoir de catalyser les espérances de l’homme moderne. Ce ne fut en fait que mensonges et impostures mais remarquablement efficaces, surtout en France.

Des fleuves de bonne volonté, d’idéaux de générosité, d’amour et d’altruisme seront déviés pour alimenter un réservoir de haine, d’hypocrisie, de subversion et de mort (lire : Stephen koch- La Fin de l’Innocence).
Münzenberg inventa deux types nouveaux d’activités subversives : d’une part, des organisations de façade nommées « fronts » destinées à la promotion de l’idéologie socialiste ; d’autre part, la manipulation des intellectuels sympathisants. L’objectif était de pousser les occidentaux non communistes et bien-pensants (c’est-à-dire le républicain moyen) à se convaincre que le monde communiste incarnait le bien de l’humanité, l’espoir, l’avenir, la jeunesse, la société idéale et que toute opposition à ce monde de rêve représentait le mal total, l’enfer à éradiquer dans une purification collective.

Münzenberg utilisa très habilement l’influence morale des intellectuels de gauche entre les deux guerres et mobilisa les moyens de communication de l’époque : livres, journaux, clubs littéraires, théâtre. L’action d’infiltration se focalisa sur des cibles privilégiées, écrivains, artistes, journalistes, commentateurs, prêtres, instituteurs, professeurs, scientifiques et certains hommes d’affaire, bref, tout ceux dont l’opinion impose le respect au citoyen moyen. Il s’agissait d’en faire des « compagnons de route » consentants mais inconscients des manipulations dont ils étaient l’objet.

Münzenberg disposait de grands pouvoirs au sein du Kominterm riche d’une foule de ramifications : l’AIO (Aide internationale ouvrière) , le Secours Rouge (en Amérique latine) l’International défense labour, le syndicat des instituteurs, les dirigeants des Partis communistes nationaux, des libraires, des agences de presse et des clubs du livre, des magazines , des voyages publicitaires, des groupes cinématographiques, bref, un véritable consortium médiatique et cela allait jusqu’aux cantines des soupes populaires. Sous Staline, Münzenberg donna toute la dimension de son génie, son « trust » réussit à amener au stalinisme des hommes intelligents aussi illustres que Ernest Hemingway, John Dos Pasos, Erwin Piscator, Romain Rolland, André Gide, André Malraux, Bertholt Brecht, Paul Eluard, André Breton, Aragon, des scientifiques de haut rang comme P.E. Curie, Langevin et d’autres sympathisants moins connus (la liste est longue). Certains ont compris mais un peu tard, comme Hemingway, Gide, Malraux .

D’autres, sont encore considérés comme les symboles de la gauche magnanime, du grand espoir social et culturel, du contrôle de l’histoire par la pensée marxiste. Citons pour exemple Brecht, Kafka, Romain Rolland, Eluard et un peu plus tard Sartre, et Aragon.

(Ces arguments s’appuient sur une abondante bibliographie, voir mon essai publié chez Amalthée)

A la semaine prochaine

JAB

Un commentaire sur “Infiltration de l’intelligentsia Française par l’internationale socialiste”

  1. sapotille

    Et ce courant continue à s’infiltrer dans la formation des enseignants… dans la presse…

    #1578

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