les intellectuels de l’entre deux guerres

Lundi 6 septembre 2010
publié par Jean-Aubert Barra

Par Jean-Aubert BARRA

La politique stalinienne a mis au centre du processus expansionniste russe l’utilisation et le détournement de l’aura des intellectuels d’occident, qu’ils soient naturellement attirés par la doctrine marxiste ou tout simplement humanistes. Il convenait, d’une part d’infiltrer, d’encadrer et de promouvoir les nombreux sympathisants, et d’autre part, pour laisser le champ libre à l’action psychologique, de diaboliser tous les intellectuels ou politiciens non communistes.

Les historiens ont bien nommé ces hommes au service du bolchevisme en les appelant « compagnons de route ». Les intellectuels ainsi déviés de leur vocation première, privés en quelque sorte de leur liberté de penser, embrigadés dans un processus subversif, emprisonnés dans un système de mots, devaient forger l’opinion publique des peuples avec pour dessein l’adhésion au socialisme bolchevique et l’hostilité haineuse envers les démocraties capitalistes. Après tout un travail préliminaire de propagande intellectuelle, les peuples convertis devaient logiquement se jeter bras ouverts dans le socialisme international présenté comme la  quintessence de la notion de bien et espoir de l’humanité

Apothéose dans le cynisme politique, ces compagnons de route ne devait pas avoir conscience qu’ils œuvraient pour le plus grand profit d’une Russie redevenue impériale. La machine à détruire  basée sur les intellectuels, comme nous le verrons, a magnifiquement fonctionné.  Le drame absolument incroyable est qu’elle fonctionne encore de nos jours mais dans un vide idéologique et politique total car le soleil soviétique de la grande URSS s’est éteint dans une impensable implosion.

Nos intellectuels stérilisés pataugent actuellement dans un marxisme dégénéré revu et corrigé, aboutissant à un gauchisme visqueux mais adoré, sanctifié et respecté comme la référence morale absolue. L’apprenti  sorcier Staline a mis en marche un processus qui s’est autonomisé et qui a survécu au grand maître et à L’URSS. L’opinion publique française de la fin du 20ième siècle était  bien proche de ce que Staline voulait qu’elle devienne,  mais, les temps ont changé, l’histoire nous a fait un  gigantesque pied de nez. Elle a tué L’URSS et a sorti du chapeau magique la disparition du travailleur prolétaire en le  remplaçant  par le chômeur inutile, isolé, désespéré, assisté et bientôt exclu. L’Internationale des ouvriers s’est muée en une compétition sauvage entre des humains sans ressources ni travail et ce dans un contexte de mondialisation de la pauvreté.

Notre intelligentsia peine de nos jours à produire des idées neuves, elle s’embourbe dans la pensée unique et le politiquement correcte. Le PS n’a pas résisté, il n’a pas su offrir d’alternative crédible aux discours d’une gauche d’abord sous tutelle bolchevique et  qui s’est par la suite abîmée dans des promesses démagogiques sous tendue par un nihilisme dévastateur (Non à tout ou France du refus). La haine cultivée par ces dames  du PS,  comme le démontre l’acharnement contre notre Président et  contre le ministre Eric Woerth reste l’héritage principal de cette tutelle idéologique. Nous verrons dans les semaines qui viennent  comment ce vaste gâchis et ces égarements ont pu s’incruster dans notre société française.

A bientôt

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