Une culture vivante
L’édition 2010 du festival de Cornouaille baptisé maintenant Cornouaille, a démontré encore une fois l’attachement des bretons à leur culture et à leurs racines. Certains le déplorent, en référence à un état centralisateur ou par méfiance des régionalismes. D’autres y sont indifférents, voire condescendants, l’expression d’une culture bretonne tenant plutôt à leurs yeux du simple folklore.
Au delà de l’émotion que suscite un événement capable de provoquer l’engouement  simultané de trois où quatre générations, c’est l’ancrage et la force de cette tradition qui surprennent. Ce n’est pas un folklore, c’est une volonté farouche de vivre et de faire vivre une culture qui fut l’objet, pendant des siècles et jusqu’il y a peu, d’une destruction systématique. Ce jaillissement culturel, quasiment catarrhal, constitue la réaction, plus ou moins consciente, à la tentative systématique de déculturation dont la Bretagne fut la victime honnie. La seconde partie du 20eme siècle acheva de diluer l’identité bretonne dans l’universalité et la vacuité médiatique, architecturale, intellectuelle et culturelle qui fit de la France ce qu’elle est. Mais la culture bretonne ne s’est pas éteinte, et de ses braises entretenues par le souffle de quelques uns, elle renait forte de ce passé millénaire. Par la structure de sa langue, par la musique, la danse, par ses costumes, par ses légendes, ses croyances, ses proverbes, ses pardons, sa lutte, par sa diaspora, par ses sœurs galloise et cornique, elle constitue une identité culturelle extrêmement forte, le terme identité pouvant facilement ici, être considéré à la fois comme un socle commun et comme une spécificité.
Cette puissance culturelle constitue une incroyable richesse essentiellement parce qu’elle est structurante. C’est à ce titre, un atout non négligeable qui avantage considérablement notre région dans la compétition mondiale.


jaillissement catarrhal : je ne sais pas ce que cela veut dire (je crois reconnaitre l’auteur…).Par contre, le Cornouaille c’est 70 000 entrées payantes pour aller voir…Youss n’dour et Gilberto Gil.
Vive l’universalité de la culture !
Là où vous vous gargarisez de cette culture bretonne si dynamique et rayonnante (et je partage cette opinion), vous êtes nombreux, à droite, à exiger des minorités l’assimilation. Vous dénoncez dans ce papier la politique centralisatrise coupable d’avoir étouffé trop longtemps l’âme des Bretons, au même moment, vos militants déversent leur haine de la diversité, « leur problème majeur » avec la France issue de l’immigration (pour reprendre les propos de votre secrétaire général), bref, il y a là deux poids, deux mesures : une culture vivante pour les Français de régions à forte identité, l’assimilation et la menace pour ceux issus de l’immigration. Je pense toutefois qu’à droite, il y a des militants qui se sentent mal à l’aise dans ce débat. Bon courage à vous et faîtes entendre votre voix à l’UMP pour que ne se reproduisent plus les dérapages verbaux de monsieur Lefebvre…
L’assimilation de l’ensemble des militants de droite (soit la moitié des français en gros) à des pensées racistes
Procédé simpliste et quelque peu nauséabond de la part de quelques personnes de gauche qui se complaisent à abrutir le débat…
Là où l’on parle fierté de la culture bretonne, vous nous ramenez sur le terrain « immigration »…Dommage…
http://www.lefigaro.fr/politique/2010/08/05/01002-20100805ARTFIG00506-securite-les-annonces-de-la-majorite-plebiscitees.php
Mon intervention était sur le thème de l’assimilation, c’est bien l’un des griefs de ce papier non ? Alors oui, les Français d’origine étrangère sont eux aussi des Français à part entière, avec leur propre culture. Eux aussi ont droit de la faire vivre.
oui FLL vous avez raison,les français d’origine étrangères sont des français à part entière, personne n’a dit le contraire, ne chercher pas la petite bête.
Ce qui n’empêche pas de s’interroger sur le maintien de la nationalité française pour des gens qui manifestement combattent et/ou se foutent de nos principes républicains. Car visiblement la peur du gendarme ne suffit pas(plus?).