de Villepin : des mots aux actes
Cette fois c’est fait. Dominique de Villepin, ex secrétaire général de l’Elysee, ex ministre et ex premier ministre de Jacques Chirac, a lancé sa formation politique « République Solidaire ». Tout en conservant sa carte à l’UMP.
S’appuyant sur son point fort, il a fait un discours fleuve pour définir sa ligne politique.
Sans surprise il a vanté une politique franchement républicaine, rassembleuse, n’hésitant pas à se référer à la pensée et à l’action du général de Gaulle version période d’après guerre.
Sur le plan intellectuel c’est difficile d’émettre des critiques précises par rapport à ce type de discours : qui pourrait être contre « l’angoisse des mères », le « désespoir des agriculteurs », »l’humiliation des ouvriers », « les français exaspérés », « la crise qui a ruiné les Etats »…Le diagnostic est franchement cauchemardesque, sûrement un peu trop, mais il faut bien dénigrer un maximum le pouvoir en place. C’est facile et cela n’engage à rien. Oublié le temps passé à Matignon pendant lequel il a été question -entre autre- de l’invention du bouclier fiscal, et du magistral ratage autour du CPE. Mais bon cela aussi c’est facile à dire.
Ce qui est plus compliqué c’est lorsqu’il en arrive à son programme, ou plutôt à l’ébauche de son programme. Passons sur les incantations habituelles de tous les hommes et femmes politiques de notre pays lorsqu’ils ne sont pas aux commandes du type « ne pas courber l’échine devant les grandes puissances de la planète » -Chine en tête- ou encore « faire la nique » aux marchés financiers, régler le problème israélo-palestinien, rendre la liberté aux afghans sans militaires, empêcher les groupes industriels de détenir des organes de presse, supprimer le lien politique-justice…
Plus radicale est la politique sociale et économique : allonger la durée de cotisation pour les retraites sans repousser l’âge légal du départ, supprimer l’ISF (bon courage) et instaurer une nouvelle tranche d’imposition, et…et…revenir sur les 35h ! Comme cela tout le monde en prend pour son grade : les ouvriers qui, même s’ils pourront partir à la retraite à 60 ans (et encore!), travaillerons 40 h/semaine et les classes moyennes qui, elles aussi, vont travailler plus et payer plus d’impôts…
Bref c’est quand même dur dur de passer de l’anti-sarkosysme dans les discours à des mesures économiques et sociales accaptables par le plus grand nombe, pragmatiques et réalistes !


Ne pas oubler l’idée lumineuse offerte au président chirac … La dissolution de l’Assemblée Nationale!!!
Ne pas oublier l’idée lumineuse offerte au président chirac … La dissolution de l’Assemblée Nationale!!!