Tir aux pigeons sur DSK
« Gardez-moi de mes amis. Mes ennemis, je m’en charge ! ». Cette formule que beaucoup prêtent à crédit à Voltaire (on ne prête qu’aux riches… en esprit) a le mérite de la clarté et de la vérité.
Regardez Dominique Strauss Kahn, personnalité forte et complexe, tellement indéchiffrable que tout un chacun la compacte bizarrement dans une espèce de sigle, ou de marque : DSK.
Faut-il haïr, honnir, détester le camp d’en face ? Ce serait absurde. Un pouvoir responsable et avisé, voué à l’intérêt général, progresse aussi grâce à certaines lumières (il serait très exagéré aujourd’hui de parler de fulgurances…) de son opposition. Nous sommes en République, c’est bien, c’est précieux, ne l’oublions jamais. Nous possédons l’immense privilège de vivre dans une Nation dont les fondations sont solides.
Revenons à DSK. Le directeur général du FMI, ancien ministre de l’Economie et des Finances du plus célèbre retraité de l’Ile de Ré, Lionel Jospin, a osé récemment, à l’occasion d’une émission de télé, la phrase suivante : «Si on arrive à vivre 100 ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à 60 ans, il va bien falloir que, d’une manière ou d’une autre, ça s’ajuste ».
Des propos d’une évidence telle qu’ils n’auraient pas dû susciter de commentaires particuliers. DSK, qui n’était pas un grand fan des 35 heures de Martine Aubry, n’est pas un économiste du dimanche. Il sait de quoi il parle. Et il connaît, de par sa fonction actuelle, le rôle clef qu’a joué la France depuis 2007 pour prendre à bras le corps les problèmes structurels (la politique de réformes) et conjoncturels (crise financière et euro).
DSK a raison. Son parti se devait de lui donner raison. Mais c’est mal connaître le PS, ses cohortes dispersées et ses ambitions foisonnantes. Mardi dernier, la première secrétaire Martine Aubry a pris de très haut le directeur général du FMI en clamant qu’elle s’opposerait de « toutes ses forces » à une remise en cause des 60 ans. Un ancien proche de DSK, l’ex ministre Pierre Moscovici, va même jusqu’au désaveu public de son maître à penser : « Dominique Strauss-Kahn ou pas, je défends l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans ».
De son côté, l’impayable Jean-Luc Mélenchon a sorti son martinet. Il prévient qu’une candidature de DSK à la présidentielle de 2012 « compliquerait très sérieusement les capacités de rassemblement » de la gauche. Aux yeux du PC, question amabilité, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. Les communistes vont jusqu’à accuser DSK de « mettre ses pas dans ceux des libéraux de tous poils ».
Pendant ce temps là, Martine Aubry manque un peu, elle aussi, de motifs de jubilation. Ah si, on oubliait… Selon une enquête CSA pour la Chaîne parlementaire, elle gagnerait face à Nicolas Sarkozy en 2012 avec 51% contre 49% au second tour. Deux points d’écart seulement ! Alors que le Président et le Gouvernement luttent pied à pied contre la crise. Et que l’opposition fait un usage parfois sidérant de son ministère de la parole, ou plus précisément… de la cacophonie. Ces deux petits points d’écart sont rassurants. Ils prouvent que les Français ont compris que sans réformes assumées et durables, c’est le naufrage. Et qu’il n’épargnera personne, quoiqu’en pensent les démagos de service.


Ne vous en faîtes pas pour le PS, les militants sauront faire le bon choix en 2012. A vous lire d’ailleurs, vous serez des nôtres derrière DSK, vous serez les bienvenus pour en finir avec la politique injuste de ce gouvernement.
DSK il est comme chaban, barre, delors…c’est le candidat préféré…du camp opposé.
S’il se présente aux présidentielles, aucun sympathisants de droite et même du centre ne votera in fine pour lui (tout en le trouvant sympathique d’ailleurs) et…il ne sera même pas au 2nd tour car les Mélenchons, Emmanuelli…ect auront fait ce qu’il faudra pour le décrédibiliser !
Pour ce qui est de la politique injuste du gvt, tout dépend de quel point de vue on se place : pour ce qui est des retraites j’ai le même que DSK (halte au dogme des 60 ans) et en plus c’était -il y a 10 jours- encore le même que Hollande, Valls…bon courage au PS
Pouvez vous me dire en quoi il est juste d’annoncer aux fonctionnaires trentenaires, dont je suis – et je n’ai pas honte de dire que je suis enseignant -, qu’ils devront non seulement cotiser 42 voire 43 annuités (ce qui repoussera l’âge de notre retraite à 67 ans pour beaucoup d’entre nous), mais que leur traitement net devra diminuer du fait d’une hausse des cotisations ? N’existe-t-il pas des réformes plus justes envisageant de mettre à contribution les retraites chapeaux ou autres bonus qui sont exonérées de toutes charges ?