2010 l’année de la biodiversité
Dans quelques jours, se tiendra à Chamonix la Conférence Française de la Biodiversité. Biodiversité. Ce terme est employé tellement souvent qu’on peut le soupçonner d’être utilisé par ceux qui n’ont plus rien à dire. C’est effectivement une notion complexe et vaste.
La biodiversité, c’est tout ce qui est vivant. Il s’agit donc à la fois, d’appréhender la diversité des milieux, la diversité des espèces et même des individus dans chaque espèce (diversité génétique) et surtout la diversité de toutes leurs interactions. Cette notion s’étend jusqu’aux savoirs et techniques traditionnels
La sélection naturelle fait que des centaines d’espèces dont certaines du genre Homo, se sont éteintes. C’est un processus normal et attendu. Mais la nature ne peut plus suivre le rythme infernal imposé par l’accroissement exponentiel du nombre d’humains sur la terre, par leur progrès technique et par leur propension à posséder et dominer. La destruction des milieux naturels par l’urbanisation et l’agriculture, la surexploitation des espèces, les pollutions, l’introduction d’espèces exotiques et probablement le réchauffement climatique sont les causes principales de l’altération de la biodiversité.
Si on se contente, encore une fois, de faire une étude ou un recensement de la biodiversité, alors il sera trop tard. Des décisions courageuses relatives aux règles d’urbanisation sont urgentes. Doivent aussi s’imposer entre autres, la densification de l’habitat, la sanctuarisation des zones naturelles, le contrôle et la pénalisation des pollutions.
Le cas du réchauffement climatique est un peu différent. On peut effectivement se poser la question de la validité des modèles en expliquant les causes (recul insuffisant, paramètres extrêmement nombreux et très difficilement contrôlables). Mais raisonnablement, la pression de l’être l’humain sur la nature est telle, qu’on peut sans grand risque de se tromper, lui imputer tout ou partie de la responsabilité de ce réchauffement. Les mesures fiscales proposées jusque là, n’ont, en fait, servi qu’à soutenir le marché automobile. Il faut taper plus fort et imposer la voiture électrique aux collectivités. Il faut aussi diffuser et imposer par exemple des systèmes comme le stop and start ou des emmagasineurs d’énergie obligatoires sur tous les véhicules. Il existe tant d’autres mesures efficaces. N’en déplaise à ses détracteurs, le nucléaire reste la source d’énergie qui respecte au mieux la biodiversité tout en permettant de faire face aux besoins croissants et réels en énergie. Ce qui ne doit pas empêcher évidemment le développement des énergies renouvelables.
De cette conférence sur la biodiversité et du Grenelle 2 de l’environnement, sortira-t-il quelque chose d’efficace? Rien n’est moins sûr. C’est de courage dont les hommes politiques ont besoin.

