La leçon de la crise grècque
La Grèce connaît une grave crise économique et financière. Comme lors de l’épisode des « subprimes » (prêts immobiliers « inremboursables ») il s’agit d’une crise liée à un endettement excessif, cette fois d’un État.
Première réflexion qui peut paraître simpliste : il est définitivement jamais bon de connaître de lourds et durables déficits. Cela oblige à recourir à l’emprunt (pour rembourser des emprunts !) et surtout à des impôts supplémentaires (politique de rigueur). La pression des intérêts et/ou de la fiscalité devient trop importante, elle limite le potentiel de croissance économique voire plonge le pays dans une récession. Dans tous les cas de figure, c’est la population qui trinque !
Autre enseignement, un pays n’est pas isolé de son environnement. La mondialisation est un fait. Il est légitime de s’interroger sur le rôle d’acteurs financiers peu scrupuleux (fonds spéculatifs…), par contre il est difficile de faire fi des créanciers : institutions financières, banques, compagnies d’assurances, caisses de retraites…qui ont des clients, c’est à dire des épargnants à qui elles doivent légitimement des comptes.
Sur le plan économique un pays est un agent économique comme un autre qui a des partenaires clients et fournisseurs. Ces derniers ne peuvent se désintéresser de leur voisin ne serait ce que pour sauvegarder leurs intérêts immédiats (créances) mais aussi et surtout l’avenir de leurs échanges commerciaux source de croissance et de richesse.
Les premiers partenaires de la Grèce sont ses voisins, c’est à dire l’Europe. C’est donc naturel que la zone Euro se soit saisie du problème et ait bâti un plan d’aide qui prend la forme d’un gigantesque prêt triennal assorti de contraintes économiques drastiques, en clair d’énormes et douloureuses économies budgétaires.
Pour des raisons de politiques nationales et parce que l’Europe fonctionne sur le compromis, ce plan d’aide a été long à se décider. Mais il est là, l’Europe fonctionne !
Comment éviter à l’avenir ce type de crises ? Bien sûr en réformant le modèle financier mondial pour éviter les fameuses attaques spéculatives. C’est ce qu’à commencé à faire le G20 sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy, mais ce n’est pas fini, le combat est difficile tant les acteurs peuvent être puissants. Aussi en recherchant une plus grande harmonie économique des pays de la zone Euro en plus d’une convergence uniquement monétaire. Cela permettra d’éviter des distortions concurrentielles préjudiciables aux différents pays partenaires intiment liés entre eux.
Enfin et surtout avec une plus grande discipline budgétaire pour éviter un endettement excessif. Cela passe par une politique favorisant la croissance économique source de recettes fiscales supplémentaires et la limitation des dépenses publiques.
C’est finalement et exactement ce qui est conduit par notre gouvernement avec la révision générale des politiques publiques (RGPP), le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, et la réforme à venir des retraites.
D’autres ne nous parlent que d’augmentation d’impôts. Chacun fera son choix…


à noter que l’économie souteraine grècque a été évaluée à 20milliards d’euro ! soit la moitié de leur déficit budgétaire…ça laisse reveur