Paroles de militants
Deux heures de discussion dans le cadre d’un 18/20 différent, le jeudi 22 avril à Quimper. Pas de thème précis mais tout de suite le vif du sujet pour recueillir les avis de chacun sur les résultats des régionales et la (re)composition du paysage politique. Les deux thèmes ont eu tôt fait de se rejoindre.
Pour certains, les médias, acquis à la gauche, auraient tronqué le débat et voulu faire de ces élections une rencontre nationale avec pour cible Nicolas Sarkozy. Un militant rappellera que les médias sont là pour vendre du papier ou de l’image…. et comme cela marche… (Ouf, la liberté de la presse est sauve!).
Un bon commercial ne tape pas sur le concurrent
Un bon commercial ne tape pas sur le concurrent, ni sur les (corps) intermédiaires. Il essaie au contraire de présenter le meilleur produit. C’est dans cet esprit que la discussion s’est engagée. Certaines questions posées ne trouvent pas forcément immédiatement de réponses mais au moins le courage de les poser éveille la réflexion. Ainsi les militants se sont interrogés sur les points suivants :
- Pourquoi Nicolas Sarkozy cristallise-t-il actuellement tant d’animosités ?
- Est-il bon qu’il soit toujours devant, alors que les précédents Présidents amenaient leur Premier Ministre au feu ? -
- Les régionales à liste unique à droite ont-elles été une bonne tactique ? Pour autant, une tactique est-elle reconductible pour chaque type d’élection ? Non sur le second point, de l’avis de nombreux participants !
- Quid de l’abstention aux régionales ? Globalement elle s’est réalisée au détriment de la droite qui a moins mobilisé.
- FN : une résurrection? La même idéologie mais cette fois une belle blonde, sans provocation et qui contrairement au père ne refuserait pas de gouverner.
La France n’est pas « irréformable »
Les réformes ! Dans une entreprise qui va mal, ce sont bien souvent les salariés à la base qui ont la meilleure conscience de ce qui ne va pas. Et pour cause : ils subissent plus que d’autres la situation, et bien souvent ils savent ce qu’il faut faire pour relancer la machine.
Dans l’entreprise France c’est la même chose. Nicolas Sarkozy, en 2007 avait fait le bon diagnostic. Il disait aux Français ce qui n’allait pas, eux le comprenaient. Ils attendaient le « redresseur » de la maison France. 53 % d’entre eux lui ont fait confiance, avec une participation très importante. Mais les réformes, ça prend du temps, et tous n’ont pas encore vu les résultats pour eux-mêmes.
Les militants sont convaincus qu’il faut aller de l’avant et que les résultats viendront. La France n’est pas « irréformable » au motif que quelques-uns descendent dans la rue dès que l’on touche à leur sacro-saint « statut ».
Bernard Cabelguen



