La question des retraites

Vendredi 16 avril 2010
publié par Georges-Philippe Fontaine

La hausse des cotisations patronales et la taxation des produits et des flux financiers pour financer les retraites constituent actuellement le seul crédo des formations de gauche pour régler le déficit prévu des caisses de retraites.

Cette option permettrait d’éviter de travailler plus longtemps tout en préservant le pouvoir d’achat des salariés et des retraités futurs.

En réalité, la hausse des charges patronales nuirait encore une fois à l’investissement en France et augmenterait les délocalisations vers des pays où l’avenir des retraites et le pouvoir d’achat ne sont pas des priorités. Rappelons-nous que moins d’emplois, c’est moins de cotisations retraites, c’est moins de pouvoir d’achat, c’est moins de richesses mutuelles. Les entreprises chercheront aussi naturellement à ne pas augmenter les salaires pour baisser le coût total du travail. Taxer les produits financiers peut se discuter, mais si la France ne veut pas se voir occultée par les réseaux de la finance mondiale, ce que qui lui serait extrêmement dommageable, elle se doit de rester très prudente sur ce plan. Cette vision démagogique est bien dans le schéma habituel des socialistes : tout promettre, même si c’est aux dépens de ceux que l’on prétend défendre.

Baisser le montant des pensions constitue une éventualité sur le plan comptable. Cette solution n’est pas souhaitable en raison du niveau des retraites et ne sera pas retenue, espérons le.

Le gouvernement se saisit avec courage, lucidité et responsabilité de ce sujet tabou que nos adversaires politiques utilisent avec une réelle mauvaise fois teintée d’une idéologie d’un autre temps. L’augmentation de l’âge de départ à la retraite est la seule solution qui génèrera des financements supplémentaires en retardant l’accroissement des prélèvements liés au versement des pensions. Même Martine Aubry  en est d’accord.

La pénibilité du travail devra bien évidemment être prise en compte mais il faudra veiller au risque bien français de voir classer tous les métiers en professions pénibles. Il semble aussi opportun de considérer l’âge du début de carrière. Le gouvernement en discutera avec les partenaires sociaux et les partis politiques.

La partie sera rude car à mauvaise foi, démagogie et idéologie, il est difficile d’opposer humanisme, responsabilité, et réalisme.

Un commentaire sur “La question des retraites”

  1. Emmanuel

    D’ autant plus d’ accord avec cette analyse que des taxes se calculent sur une assiette variable
    donc une augmentation de celles ci ne garantie pas leur pérennité,au contraire de l allongement de la durée de cotisation

    #1419

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