Il faut sauver notre secteur industriel !

Lundi 12 avril 2010
publié par Georges-Philippe Fontaine

On oublie trop souvent que le tissu industriel est le moteur essentiel de toute économie. Le secteur primaire, c’est la production (l’agriculture, les minerais…) et le secteur secondaire, c’est la transformation (l’industrie, la construction, l’énergie). L’industrie représente en France 15 % du PIB contre 23 % en Allemagne. L’industrie revêt une importance considérable dans le dynamisme de l’économie. C’est une véritable valeur ajoutée, un secteur stratégique. C’est encore un acteur déterminant pour la recherche et le développement, pour l’investissement et le commerce extérieur, dont dépend tout le reste de l’économie. L’industrie représente 80 % des exportations et des importations de la France. Le secteur industriel, est le socle de l’économie, le véritable créateur de richesse, c’est l’anti finance.

Fragilisée depuis des décennies, par les chocs pétroliers et une inadaptation monétaire, c’est surtout un défaut de compétitivité avéré, exacerbé par la mondialisation qui s’avère destructeur pour notre industrie.

Ce défaut de compétitivité progressif est multifactoriel. Il s’explique par le coût de la main d’œuvre lié à la protection sociale, au manque de souplesse de la législation sur le travail, à l’idéologie syndicale en contradiction totale avec l’intérêt des salariés (lire Jean-Aubert Barat : « Le Parti Socialiste, naufrage d’une idéologie. » Ed Amalthèe). Les lois sur la diminution du temps de travail n’ont évidement pas arrangé les choses et les différents prélèvements pèsent lourd dans les bilans.

La crise  économique actuelle est en train de laminer ce qui reste  de notre industrie. Il faut donc agir au plus vite pour lutter contre la délocalisation de notre secteur industriel. Les principales décisions sont de nature politique comme rétablir une véritable justice concurrentielle entre les différents états du monde.

Il faut d’abord rapidement faire payer aux industriels étrangers leur mauvais comportement environnemental : c’est la taxe carbone sur les produits importés. Il faut ensuite leur faire payer leur mauvais comportement social qui constitue ce qu’on appelle le « dumping social « : c’est le rôle de la TVA sociale qui doit soulager la taxation du travail, véritable frein à l’emploi, à la compétitivité des entreprises et au pouvoir d’achat des salariés.

2 commentaires sur “Il faut sauver notre secteur industriel !”

  1. ■ Le Gouvernement a présenté un rapport sur les 18 filières industrielles pour une économie verte.
    Il s’agit de proposer une stratégie industrielle pour une croissance verte en France. Cette analyse est le fruit d’une vaste concertation avec l’ensemble des acteurs concernés depuis décembre 2009. Ce rapport a pour objectif d’identifier les perspectives de développement et les priorités d’action de ces filières d’avenir qui participent à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, à la lutte contre le changement climatique et à la diminution de nos consommations de ressources naturelles et de matières premières.

    •7 filières sont considérées comme prioritaires en termes de politique industrielle : les véhicules décarbonés ; les énergies marines ; les biocarburants de 2ème et 3ème générations ; l’éolien off-shore ; le bâtiment à faible impact environnemental ; le captage, le stockage et la valorisation du gaz carbonique ; le recyclage et la valorisation des déchets.

    •4 filières présentent des atouts majeurs : la métrologie ; l’eau et l’assainissement ; la géothermie profonde ; la biomasse énergie.

    •Une politique industrielle offensive devra être menée dans 5 secteurs en forte croissance : les batteries embarquées ; la chimie verte ; la biomasse matériaux ; le photovoltaïque ; les réseaux énergétiques intelligents (« smart grids »).

    Une nouvelle étude devrait préciser d’ici le mois de juin les priorités opérationnelles qui fonderont les plans d’action de la croissance verte.

    A noter : 10 milliards d’euros seront mobilisés, dans le cadre du Grand Emprunt, en faveur de la politique industrielle verte.

    #1415
  2. Avril 2010. ou l’on parle de tva sociale.
    Cette solution est incontournable. Le financement du social par le travail a depuis longtemps atteint les limites acceptables et supportable par le monde du travail.
    Je crois que sur ce sujet tout le monde sera d’accord, pour une fois.
    Monsieur Claude Frémont Directeur de la caisse d’assurance maladie dans son livre « adieu secu » ( cherche midi, octobre 2006) a bien stigmatisé le sujet.
    Quelques petits point de Tva sur les objets de luxe,non nécessaires supportée par les plus riches consommateurs ne seront pas pour déplaire aux classes les moins aisées qui veulent « faire payer les riches ».
    Les produits importés fabriqués par une main d’oeuvre sur exploitée et sous payée pourraient aussi subir cette prime vu qu’elle incite en plus du non respect des droits fondamentaux de l’homme à la délocalisation.
    Le social coûte de plus en plus cher(exigence des consommateurs,abus en tout genre, bénéficiaires non productifs de plus en plus nombreux-chômage, vieillissement de la population,retraités,immigration, etc …)
    Si comme le dit l’article premier du code de la securité sociale, « l’organisation de la Sécurité Sociale est fondée sur le principe de la solidarité nationale » il faudra trouver le financement hors taxation du travail, mais plutot sur la consommation.
    Non?

    #1945

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