L’heure de l’écoute
Au royaume des aveugles les borgnes sont rois. Il faut savoir reconnaitre sa défaite – elles sont le lot du jeu démocratique – et aller en avançant tout en faisant le diagnostic de ce qui est arrivé durant ces élections Régionales.
Oui, il s’agit d’un vote sanction. Les Bretons ne se sont pas intéressés à cette échéance, aux programmes, aux meetings. Les réunions de droite et de gauche n’ont d’ailleurs pas connues un succès massif. Et ne parlons pas du début de campagne qui a laissé une cicatrice, dans le cœur de nombreux électeurs de la droite et du centre.
Des sommes de détails nous auront fait perdre cette élection. Nous avions pourtant une candidate d’un niveau exceptionnel. Toujours une attention, une écoute, une connaissance des dossiers régionaux plus qu’impressionnante, les « experts » ont d’ailleurs pu le juger lors des débats dans les médias régionaux. Les problèmes de « communication » seront eux, à commenter au sein de notre mouvement dans les prochaines semaines.
A l’UMP de faire son mea-culpa. Faire évoluer la forme sans en changer le fond en profondeur (les réformes des retraites, les réformes sociales et économiques sont nécessaires). Des réformes oui, mais de la lisibilité , de la pédagogie, de la concertation aussi.
Notre candidat pour 2012 sera sans doute d’attaque mais la droite doit faire dans son ensemble une analyse « technique » de ce qui s’est passé hier car l’image même du mouvement populaire n’en ressort pas indemne.
Faire une auto-critique constructive mais ne pas, non plus, surestimer les forces de la gauche, car le parti socialiste ne semblait pas hier avoir trouvé le vaccin contre les égocentrismes des présidentiables.
Une chose est sûre : La base n’a pas été écoutée.
Nous avions alerté à de nombreuses reprises sur les signaux envoyés par les militants de la première circonscription notamment en terme d’ouverture. « Pourquoi donner des postes à la gauche quand celle-ci n’imaginerait même pas donner la tête d’une commission à une personnalité de droite ? » disaient les militants.
Les élus de la première circonscription devront faire le point sur le vote de chaque canton, les assurances, les échecs.
L’an prochain, nous voterons, dans le canton de Fouesnant pour élire un nouveau conseiller général et nous avons les moyens de l’emporter. Il faudra trouver un(e) candidat(e) et écouter les militants, sympathisants et les habitants de ce canton (la loi littoral, le tourisme, la gestion des déchets, le schéma de cohérence territoriale, la circulation, l’urbanisme, l’emploi, tant de dossiers à appréhender, à défendre).
Le parler simple, le parler vrai, l’humilité. Sans doute faut-il réapprendre quelques règles de base avant d’aller au combat. Surtout en politique.


Les Français, les Bretons ont choisis, c’est un tsunami rose, une claque, un coup de masse sans appel et sans aucunes contestation. Il nous faut cette humilité et lucidité de l’admettre. Pourquoi, une fois de plus, une fois encore, cet échec ? Ont peut toujours pratiquer l’auto-flagellation ou philosopher sur les erreurs de « casting »… Si ce n’étais que cela, nous aurions connus, ailleurs en France quelques succès…Mais il en rien. Alors, oui il y a l’atmosphère nationale, le contexte politique qui a plombé toutes les campagnes dans les régions.Il y a sans soute aussi une communication du Prédisent et du gouvernement qui n’est pas à la hauteur des difficultés des Français, qui est à revoir. Peut-être faudrait-il ré-apprendre à écouter les gens, les aimer, être là à l’écoute de leurs difficultés, de leurs doutes, de leurs peurs, de leurs angoisses. Nous avons donnés, et je dit « nous » , un spectacle en Bretagne consternant sur les places des uns et des autres, sur des postes… les politiques sont là pour servir les Français, n’ont pas donner l’image de se servir! Il serait trop facile de dire que nous ne voulons pas servir les Bretons,mais c’est hélàs un peu l’image qui a été perçue! Les débats en Bretagne ont été de très grande qualité, il faut le souligner…B.Malgorn a été comme le Drian et Hascoët au fait des enjeux Bretons. MAIS, le contexte nationale et SUREMENT la préparation des listes UMP en Bretagne ont accentués l’incompréhension des Bretons envers la Majorité Présidentielle. Nous avons, restons en sûre un personnel politique, Sarkozyste ou Villepiniste de qualité et soucieux de trouver les moyens d’aider nos compatriotes sur le chemin difficile où nous nous trouvons. Il y a par contre une métodologie à revoir, une construction du ou des mouvements de la majorité Nationale. Chacuns et chacunes à sa place. « une chasse aux sorcières » serait une erreur de plus. La politique est faite de victoire et de défaite, et parfois de défaite à repétition qui ne sont certe pas agréable à digerer pour les militants. Les électeurs, eux digèrent fort bien. Ils le savent.L’intelligence politique des Français fait qu’ils savent pourquoi et quand ils votent. Les enjeux ne sont pas toujours les mêmes. Je regrette que cet enjeux régionale n’a pas été à la hauteur d’une tel région, la Bretagne, avec son histoire et sa culture. c’est ainsi. Où a été la pédagogie sur la « machine » régionale ? . Reconquérir le terrain conceder est toujours possible, il ne faut jamais renoncer à ces idéaux, à ce qu’on crois bon pour le bien d’autrui. Il faudra, plus qu’entendre, écouter les gens, aller à eux, n’ont plus attendre qu’ils viennent voter, mais leur donner l’ENVIE de croire , un jour en nous mais aussi de croire en eux… une confiance mutuelle que nous n’avons pas réussi à reconstruire. Je ne sais pas si dans le fond, la gauche à réussi ce pacte de confiance ou si elle à juste bénficier d’une redoutable communication, d’une force d’élus de base très efficace, d’un contexte nationale favorable, de querelles dans la région de ses adversaires certaines…!!??!! si la lucidité et l’humilité se doit être pour nous dans la défaite, elle se devrait de l’être aussi, pour le Ps, dans une victoire trop belle…
@ Anthony
Il faut tout de même savoir que la présidence de la commission des finances de la Chambre basse est nécessairement confiée à une personalité de la minorité parlementaire, comme aux Etats-Unis for ages, mais une réalité constitutionnelle en France simplement depuis juillet 2008.
Cela est très sain, notre démocratie en est désormais renforcée.