Le terminus des prétentieux
Quelle arrogance ! « Non, nous n’envisageons pas que la droite puisse l’emporter à la faveur d’une triangulaire. Il n’y a pas de risque Bernadette Malgorn ». C’est signé Christian Guyonvarc’h (liste Europe Ecologie), vice-président UDB sortant, et publié dans « Le Télégramme » de ce matin.
Cette formulation assez osée, fruit d’une conviction aveugle et pour tout dire plutôt méprisante, nous fait irrésistiblement songer à l’une des formules les plus fameuses des « Tontons Flingueurs », adaptation par Georges Lautner en 1963 du roman d’Albert Simonin « Grisby or not Grisby » consacré au truand… Max le Menteur.
Beaucoup d’entre nous se souviennent que dans ces impayables « Tontons flingueurs », lointains ancêtres cinématographiques – l’humour en plus – de Jean-Yves Le Drian et Guy Hascoët, l’ineffable Raoul Volfoni (Bernard Blier) promettait à son rival Fernand Naudin (Lino Ventura) un aller simple au « terminus des prétentieux ».
Ne reste, en réalité, que la comédie…
Le terminus des prétentieux… Le rapprochement était tentant, mais cessons là la comparaison entre l’une des comédies les plus réjouissantes et les plus intemporelles offertes par le cinéma français de l’ancienne vague et le triste spectacle que nous offre, à l’approche de la flamme rouge des régionales 2010 en Bretagne, le tandem disloqué PS-Verts.
Non, Jean-Yves Le Drian n’est pas Lino Ventura. Ce n’est pas lui faire injure que d‘écrire cela. Et Guy Hascoët, quoiqu’il lui en coûte, ne sera jamais Bernard Blier. C’est d’ailleurs dommage pour l’un comme pour l’autre.
Ne reste en réalité que la comédie. Dramatique. « Nous avons été humiliés par l’arrogance du président (Le Drian). C’est un bras d’honneur à la démocratie », se plaint Hascoët. Quant à Le Drian, il tonne : « La seule question, c’était les places, les places et encore les places ».
Dans la presse locale, certains se font plus précis. « En fait, il n’y a pas eu de débat sur le programme car ça a tout de suite bloqué sur les places », décrypte pour les lecteurs du « Télégramme » Naïg Le Gars (UDB, 3ème sur la liste Hascoët dans le Finistère). « Il (Le Drian) nous en accordait dix avec 12,21%, alors que nous en avions eu onze avec 9,70% en 2004 ! ». Et la Bretagne, et les Bretons, dans tout ça ?
L’humiliation faite aux Verts
Arrivé, si l’on peut dire, à ce niveau de réflexion et de hauteur de vue de la part des sortants, il ne nous reste qu’à conseiller amicalement aux Verts de ne compter que sur eux-mêmes pour défendre leurs abattis dimanche prochain face à une majorité reconfigurée qui a pris le parti de se passer d’eux.
On ne comprend d’ailleurs plus très bien qui est qui. Entre les ex-Verts minoritaires qui sont dans les petits papiers de Le Drian et les Verts canal historique à qui le président sortant du conseil régional claque la porte au nez, il faudrait être expert en écolo-dilution pour s’y retrouver.
C’est ce qui a sans doute amené Jean-Yves Le Drian à se sentir assez fort pour humilier d’une façon incroyablement féroce et violente ses fidèles alliés verts d’hier. Calculette en main, il a fait le pari que Bernadette Malgorn –celle qu’il appelle avec un brin de légèreté « la préfète » – était définitivement hors jeu.
Ne plus être ennemis de Paris par principe
Le Drian va se coucher ce soir dans la peau d’un favori. Mais il a bien tort de sous-estimer l’aptitude de la candidate de la droite et du centre – rien que ça ! -à rassembler tous ceux qui veulent que la Bretagne se réveille et s’affirme enfin.
Cette triangulaire est à la fois inattendue – elle témoigne d’une attitude quelque peu hautaine de la part de Jean-Yves Le Drian – et logique – Socialistes et Verts ne partagent rien, sinon (quand tout va bien) les places. Elle n’a qu’un seul mérite : rendre désormais possible la victoire de Bernadette Malgorn.
Dimanche, nous pouvons redonner à notre région son tonus, son enthousiasme et sa créativité. Gaulliste sociale, démocrate chrétienne, Bernadette Malgorn est en mesure de reconstruire une région forte et équilibrée, partenaire exigeante et non plus ennemie par principe de Paris. Ce sera peut-être alors, quelles que soient les qualités personnelles de Le Drian, le terminus des prétentieux.


L’oeil du tigre
un homme célèbre a dit »la guerre est une chose trop importante pour la confier aux militaires » peut on dire la même chose de la politique? Est ce un domaine trop important pour le laisser aux seuls hommes politiques?
je ne suis pas loin de le croire au vu de l’importance que peuvent prendre certains strapontins dans le domaine des élections.
Ou alors sont-ce les indemnités qui y sont liées?
Doit-on chercher ailleurs la désafection que peuvent ressentir les citoyens français dans ce théâtre d’ombres?
Les élections régionales en sont un parfait exemple et la droite n’en est pas exempte et c’est tellement dramatique que notre camp ne s’aperçoit même pas qu’il a à sa tête une vrai femme politique dans le sens noble du terme c’est à dire sans les tâches indélébiles de la compromission et du dévoiement.
Alors ce soir chers amis j’espère que vous avez été nombreux a regarder le débat et que vous avez compris.
Pour gagner il faut une figure emblématique, honnête, convaincue de sa mission et puis il faut aussi un projet, nourri de l’écoute des autres et quand ces deux conditions sont réunies, il faut regarder ses adversaires dans le blanc des yeux et les combattre.
Les plus empruntés ce soir étaient JY Le Drian et son alter égo vert pâle mr Hascoet,Bernadette Malgorn, n’a pas pris une note, n’a pas caché des penses bêtes,n’a pas remis et enlevé des lunettes 100 fois, ne s’est pas gratté le col pourtant grand ouvert.
Y -at-il une inquiétude chez nos adversaires, sont-ils si convaincus de leur victoire pour se battre pour des sièges avant d’avoir investi ce noble hémicycle?
Je pense au vu de tout ce cheminement depuis les investitures jusqu’a la campagne que les seuls qui peuvent battre Bernadette Malgorn sont les gens de son propre camp.
Combien de demi-sel, de timorés, de calculateurs compulsifs, de briseurs de jouets, comptons nous dans nos rangs?
Je vous laisse le soin d’apprécier
En tout cas moi l’homme de l’autre côté ou d’ailleurs pour certains, je suis convaincu d’avoir fait le bon choix en toute connaissance de cause, je suis sûr de ne pas m’être trompé dans la valeur de cette femme au service du pays et fermement attachée à ses racines bretonnes.
je dirai même que je ressens une certaine fierté à l’avoir cotoyée,écoutée, entendue.
Une envergure, une volonté, un charisme, une honnêteté intellectuelle et il faut en avoir pour résister aux pressions de tous bords, décidemment j’ai passé une bonne soirée.
Alors chers amis, j’espère que vous êtes convaincus d’avoir en Bernadette Malgorn, la future patronne de la région car en effet la région a besoin d’un vrai patron dans le sens noble du terme.
Il ne nous reste plus qu’a gagner car un tel patron cela se mérite
Ce soir « l’oeil du tigre » était en nous, je souhaite que vous l’ayez compris.
A dimanche et sans doute avant
Philippe Calvez
Moi-même adepte de la P.P.P (Pensée, Positive, Permanente) je me garderais bien de jeter la pierre à tout ceux qui, en ces lendemains de premier tour des élections régionales pour le moins décevantes, s’évertuent à trouver ici et la, des signes annonciateurs de victoire.
Acceptons en l’augure et, mobilisons nous, participons en allant voter nous verrons bien la suite.
Et la suite, parlons en….
Quelques soit les résultats, que soit au plan national ou régional, nous ne pourrons éviter une nécessaire et salutaire remise à plat afin de rechercher et trouver les motifs de cette désillusion et des axes permettant la remobilisation de notre électorat dont, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est troublé, peut-être désemparé, et sans doute un peu déçu.
Troublé, désemparé, déçu par un ensemble de faits, de prises de positions, de décisions qui tant au plan national que régional font que beaucoup, ne s’y retrouve pas.
Nationalement, et quoiqu’en disent certains, la stratégie d’union retenue n’a hélas pas donnée les fruits escomptés. Etait-ce la bonne, y en avait-ils d’autres, peu importe, mais le résultat est suffisamment probant pour s’interroger.
Vouloir l’union, intention louable, c’était en ces temps troublés refuser l’expression de sensibilités représentées par ces différents courants proche de nous mais, pas obligatoirement et totalement en phase avec la politique conduite par le gouvernement sur l’impulsion de notre président.
De ce fait, aujourd’hui, nous n’avons pas de réserves, pas d’alliances possibles ou de reports capables de renforcer notre camp au deuxième tour.
Retrouverons-nous dimanche prochain les égarés ? Il faut l’espérer mais rien n’est certain.
Par ailleurs, le courant centriste laminé et en partie absorbé, ne fait plus la liaison entre la gauche et la droite les réduisant à un affrontement bloc contre bloc et la monté du vote vert prenant la place occupé jadis par l’UDF sera à observer de près car il est probable que le report ne se fera pas complètement vers les socialistes et en ce sens, la stratégie de rupture des socialistes Bretons risque de s’avérer payante, à notre détriment hélas !. C’est pas très glorieux, mais ce sera sans doute efficasse. Ne doutons pas qu’ensuite, ils se retrouverons pour se partager le gâteau.
Que dire aussi de l’électorat proche de la droite nationaliste vieux courant de notre pays ne trouvant d’autre alternative que dans un votre frontiste….. Mauvaise pioche !
Régionalement, en dépit des qualités indéniables de Bernadette Malgorn, sa désignation sur la pression de Paris et de certains acteurs locaux au mépris de l’expression démocratique ne pouvait que laisser des traces et l’heure est bientôt venue où, lucidement, calmement il conviendra d’en tirer les enseignements.
Une chose est certaine, c’est que quelque soit le score de dimanche et à moins d’un sursaut portant notre camp en tête, les quelques élus siégeant alors dans l’opposition au conseil régional ne pourront revendiquer une légitimité incontestable leurs ouvrant une voie sans faille pour les scrutins à venir.
Bien au contraire, ils leurs faudra encore plus qu’avant prendre en compte l’épisode régional et rassembler pour construire.
la désignation de Bernardette Malgorn -tête de liste- ne s’est pas faite au mépris de l’expression démocratique, bien au contraire elle a bénéficié d’un très large soutien des militants de base.
C’est le chef de file de l’UMP qui avait été élu qui n’a pas été choisi comme tête de liste.
Que l’on le veuille ou pas, le vote des militants UMP ne s’était pas porté par vote sur ce nom qui ne figurait même sur la liste. Une seule personne était candidate, une seule avait été désigné. Le jeu politique au service d’une strétégie en a retenue une autre.
Nous pouvions penser que cela serait un bon choix, et il n’est pas question de remettre en cause ni son engagement, ni sa détermination, ni son programme, et encore moins sa vitalité.
Mme Malgorn n’est pas en cause dans cette affaire, seule la stratégie générale est me semble t-il en cause.
Pas de polémique donc mais nous ne ferons pas l’impasse sur une necessaire analyse de ce qu’il faudra bien appeler par son nom c’est à dire un ratage.
La crise qu’il ne faut évidement pas nier, le vote sanction à mi-mandat ( expression d’outre atlantique )et autres arguties ne suffiront pas pour expliquer.
Le malaise est bien plus important que certains ne le pense.
herbé :faut pas en rajouter entre les deux tours, c’est limite suicidaire
A gauche, on parle de la récupération politique concernant l’insécurité..Pour les PV et les quotas supposés, les données sont fournies à 2 jours de l’élection par des syndicats, de gauche et le PS s’émeut de la situation..
Alors en terme de récupération….