Oui à la sécurité !
Depuis quelque semaines le débat se porte sur la question des gardes à vue. Plusieurs questions sont posées, sont elles légales du point de vue de la constitution ? Sont elles trop nombreuses ?
Il est sain de s’interroger sur la validité constitutionnelle de nos lois : nous sommes bien dans un Etat de droit à respecter et à faire respecter. Pas de problème là dessus. Pas de problème non plus sur la nécessité d’améliorer les conditions de la garde à vue (meilleur respect de la personne, conditions d’hébergement ect…). Pourquoi pas non plus axer plus fortement notre système judiciaire vers la recherche de la preuve plutôt que de l’aveu suivant les pratiques américaines. Why not?
Par contre, ne soyons pas naïfs, derrière le débat sur le nombre « excessif » des gardes à vue se cache des réflexions traditionnelles contre l’action des forces de l’ordre. Selon les détracteurs de la garde à vue les choses sont limpides : sa croissance importante est la preuve que la police ne fait pas bien et/ou impunément son travail (?). De nombreux exemples sont avancés dans lesquels sont évoqués des gardes à vue pour des délits mineurs et/ou pour des mineurs tout court.
Au contraire si les gardes à vue se multiplient c’est bien que les policiers font mieux leur métier qui consiste avant tout à confondre des personnes ayant commis des délits, mineurs ou non (dans tous les sens du terme) ! Au nom de quel principe pourrions nous commettre des « délits mineurs » pour lesquels nous ne risquerions rien ou presque rien? Comment d’ailleurs définir un délit mineur ? Cette tacite acceptation d’un niveau de délit, antithèse de la tolérance zéro, rappelle la politique menée par Lionel Jospin qu’il a lui même qualifiée de naïve et qui a donné les résultats que nous connaissons.
La politique du chiffre n’est donc pas un gros mot. Il est parfaitement normal de fixer des objectifs et de les suivre, cela évite au passage une part d’arbitraire dans l’action (s’il n’y a pas d’objectifs, que font les forces de l’ordre ?).
Conclusion : oui à la poursuite d’une politique de sécurité ferme, efficace et efficiente telle que lancée et menée par Nicolas Sarkozy. Non à un retour à la naïveté sous couvert de bonnes intentions !

