Garde à vue : Un sujet qui dépasse les clivages politiques

Mardi 16 février 2010
publié par UMP29-1.com

Depuis les arrestations controversées et les gardes à vue intempestives dont les médias se sont fait l’écho les jours derniers, le débat s’est évidemment étendu aux  politiques. Des policiers qui se sentent stigmatisés, une opposition et quelques syndicats qui dénoncent évidemment la politique du chiffre et des associations de victimes qui demandent le respect du droit pour ne pas prendre plus en considération les délinquants que les victimes. L’heure du débat est venue et gauche et droite se mettent d’accord sur des groupes de travail.

« Chacun connaît dans son entourage quelqu’un qui a été placé en garde à vue et qui en conserve un souvenir traumatisant. C’est un sujet de société qui dépasse aujourd’hui les clivages politiques » a dit Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée.

Mettre le droit en conformité avec les récentes décisions de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, c’est un constat évident que tout le monde partage. Il faut désormais passer de la parole aux actes.

Le patron des députés UMP, Jean-François Copé, a donc confirmé mardi la mise en place d’un groupe de travail UMP sur la garde à vue, qui se réunira pour la première fois le 24 février.

Ce groupe de travail, coprésidé par M. Copé et le président de la commission des Lois de l’Assemblée nationale, Jean-Luc Warsmann, sera animé par les députés UMP Arlette Grosskost et Philippe Goujon.

La semaine dernière, M. Copé avait dénoncé le caractère « tout à fait inacceptable » de certaines gardes à vue, « en termes de respect des personnes mais aussi d’hygiène ».

Dans un communiqué, le patron des députés UMP a réaffirmé la nécessité de « trouver le juste équilibre pour que les policiers et les gendarmes puissent faire leur travail le mieux possible, sous le contrôle de l’autorité judiciaire, et le fait de pouvoir respecter les droits des personnes« .

Il a écrit aux députés du Nouveau Centre pour leur proposer de participer au groupe de travail UMP.

Il y a des « conditions de garde à vue qui aujourd’hui, en terme de respect des personnes mais aussi d’hygiène, sont tout à fait inacceptables« , a affirmé dimanche le chef de file des députés UMP Jean-François Copé au Forum de Radio J.

Il faut « s’assurer que les conditions dans lesquelles sont exercées les gardes à vue sont des conditions qui permettent le respect des personnes« , a-t-il ajouté, interrogé sur une réforme des gardes à vue.

Il s’agit « pour nous de mettre les pieds dans le plat« , a poursuivi le député-maire de Meaux (Seine-et-Marne). « Nous devons trouver le juste équilibre pour que les policiers et les gendarmes puissent faire leur travail le mieux possible, sous le contrôle de l’autorité judiciaire, et le fait de pouvoir respecter les droits des personnes ».

M. Copé a indiqué s’être entretenu au téléphone avec André Vallini, député PS et ancien secrétaire national PS à la justice. « Nous sommes convenus de l’idée de constituer chacun un groupe de travail, moi à l’UMP, lui au PS, et que ce groupe de travail puisse, le cas échéant, confronter à intervalles réguliers l’état de ses observations« , a-t-il conclu.

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