Xavier Bertrand : « L’emploi ? La priorité des Français »
Invité de « Mots Croisés » sur France 2, lundi 25 janvier au soir, Xavier Bertrand a eu l’occasion de revenir sur l’échange que le Président de la république avait eu quelques instants plus tôt avec un panel de Français sur TF1.
Sur le fond, Xavier Bertrand note « la grande proximité du chef de l’Etat avec les problèmes des Français, leurs inquiétudes, leurs priorités. C’est un Président de la république qui connaît les sujets, donne de la perspective et redonne du sens à l’action ».
Xavier Bertrand a reprécisé que l’emploi était la « question prioritaire » des Français et que 2010 sera marquée par des « sujets essentiels » :
* la réforme des retraites
* la dépendance
* la réforme des collectivités locales mais également
* les « actions envers les entreprises (qui) sont des actions envers l’emploi »…
Sur la réforme des retraites Xavier Bertrand a fustigé le « rétropédalage » de Laurent Fabius pour qui il n’était pas question de remettre en cause le droit à la retraite à 60 ans. Ce, quelques jours après les déclarations contraires de Martine Aubry (lire l’article de la rédaction du blog ump29-1), Première secrétaire du PS, évoquant un allongement à 61 ou 62 ans.


Il y a 10 jours, Martine AUBRY a admis publiquement qu’il faudra se résoudre à repousser l’âge légal de départ à la retraite.
J’attends depuis 1993 l’affranchissement du dogme mitterrandien de la retraite à 60 ans. J’ai croisé JUPPE en 1995 accablé par le poids de cette réforme sur ses épaules de premier ministre, exténué par une partie irresponsable de la population française hostile à la réforme des retraites.
En 2003, ils étaient 200 syndicalistes manifestants à avoir envahi « pacifiquement » les bureaux de la permanence parlementaire de Quimper au nom d’une prétendue « conquête sociale »…
Certains hommes politiques attendent depuis 1983, 27 ans, que le PS admette publiquement la réalité connue de tous.
Ma fille de 10 ans est à même de résoudre l’équation qui illustre qu’en 2050 il n’y aura plus qu’un cotisant pour un retraité en raison de l’allongement de la durée de vie des français.
Si rien ne change, le déficit des retraites se creusera pour atteindre un montant estimé entre 70 et 100 milliards d’euros en 2050.
C’est de l’équilibre économique et social de la société française dans son ensemble pour les années à venir dont il est question.
La lucidité tardive des socialistes pourra-t-elle inspirer les syndicats en 2010 ?