Retour vers le passé… (cela mérite un sourire…)
Par André Guénégan (du Nouveau Centre), Conseiller Municipal
Avis à la population Quimpéroise : Le 1er avril prochain un arrêté municipal permettra un retour à des valeurs naturelles. Dans le Quimper intra muros, suppression de la circulation automobile, fermeture des écoles primaires. Dans le cadre d’un retour aux vraies valeurs, chaque maison devra produire sa propre énergie, se doter d’un puits, et prévoir un tas de fumier fermentescible devant sa porte .De plus une subvention sera allouée pour l’achat d’un métier à tisser (la laine, le lin ou de préférence le chanvre). Pour favoriser l’attraction touristique dans notre future ville musée, les derniers habitants devront s’habiller selon les coutumes ancestrales. Attention il sera interdit d’accepter toute offrande de la part des visiteurs…
Un fois cet arrêté pris et appliqué, le conseil municipal pourra délibérer, les conseils de quartiers pourront donner leur avis, les associations pétitionner… Le 1 avril nous rentrerons dans l’ère de la participation démocratique, vivement demain et la fin d’un système arbitraire…
La dure réalité !
Un sou est un sou, lorsque l’on distribue l’épargne et que l’on doit obligatoirement voter un budget en équilibre, il faut trouver de nouvelles ressources, sous la royauté on parler de trouver des expédients…
Les recettes n’ont pas changées : vendre des biens , augmenter les recettes en augmentant le coût des produits vendus , fermer des établissements qui coutent cher en fonctionnement(…), étaler les dépenses sur plusieurs années , faire rêver sur des réalisations dans 1O ou 15 ans , transférer des dépenses sur d’autres postes ( Quimper communauté ,ou l’agence de développement économique …) augmenter les impôts ménages ( 2% ) et hurler après l’état .


LA DECROISSANCE ? NON !
Comment peut-on penser qu’une croissance zéro ou négative améliorerait la situation de l’environnement, alors que c’est non pas la croissance qui pollue mais la PRODUCTION dont le contenu n’est pas amélioré par sa stagnation.
Pourtant l’idée fait sens si on l’entend comme désir de mettre un terme au gaspillage, à l’accumulation et au remplacement irréfléchi de gadgets par d’autres gadgets.
Mais pour cela nous n’avons pas besoin d’une décroissance ou d’une autre croissance qui ne changerai rien à la structure de la production. Mettons plutôt un terme aux errements de notre système de production. Opérons une mutation radicale de la nature même des biens matériels produits et de leurs rapports avec le temps, les sensations et les sentiments. Une métamorphose qui devrait conduire à une croissance adéquate, d’où le néologisme d’ATTALI : « l’adéqroissance ».
C’est une mutation qui exigera d’énormes investissements, qui de traduiront, longtemps encore par une forte croissance de la production matérielle devenue adéquate, c’est-à-dire de + en + économe en énergie et soucieuse de préserver l’environnement ; tournée vers des réalisations immatérielles, faites de gratuités et d’altruisme, de spiritualité et de plénitude. Cette évolution donnera sa pleine valeur au temps vécu, non plus au temps contraint. Vivement le jour ou l’idée de croissance pourra être remplacée par celle d’épanouissement.
Par exemple : imaginons le système social comme étant au service du meilleur usage du temps.
Aidons les industriels à investir dans un système de production adaptable aux connaissances nouvelles en matière de conservation des ressources.
Imaginons un système de santé basé sur la prévention, plutôt que sur les soins très couteux…