« L’eau à Quimper depuis 2009″

Samedi 9 janvier 2010
publié par Ludovic Jolivet

Des épisodes houleux se sont succédés depuis l’été 2009 concernant la gestion de l’eau : beaucoup d’observateurs locaux considèrent que le dossier de l’eau est un voire le dossier important de ce mandat municipal.

L ‘équipe Poignant s’est déchirée à ce sujet lorsqu’il fut question de mener une étude soi-disant comparative entre un retour à une régie municipale ( simple étude d’un bureau d’étude ) et la reconduction de la DSP à Véolia.

Les trois conséquences politiques graves ont été :

-          d’essayer de faire croire à la population qu’on pouvait être objectif en comparant une simple étude de bureau et un retour sur expérience de 25 ans pour Véolia

-          d’oublier les autres modes de gestion de l’eau qui ne sont ni régie municipale ni DSP privée

-          de donner une importance surdimensionnée au futur Véolia-EDF qui va donc alimenter et gérer l’eau, l’énergie et l’électricité à Quimper : un collaborateur privé avec lequel le rapport de force va automatiquement s’inverser

Les premiers remous ont donc bien été constatés à l’intérieur de l’équipe dirigeante, doublés de l’incompréhension de la base électorale et citoyenne des Verts, des rouges et roses à l’encontre de leurs représentants : ils ont considéré à raison que l’équipe Poignant faisait un bon gros cadeau à Véolia qui n’en a pas besoin.

Notre avis, dans l’opposition et au Parti Radical,  est d’étudier, cette fois ci plus sérieusement, des grilles comparatives et d’y inclure la possibilité d’une SCIC où les intérêts de chacun seront mieux représentés et les compétences mutualisées: sans les dangers d’une DSP et d’une régie municipale.

Quoi qu’il en soit, la fermeture des écoles du centre et la gestion de l’eau marqueront un tournant dans le mandat Poignant 3, le retour de Poignant 2 (un film qui s’est mal fini pour la gauche et les quimpérois).

Un commentaire sur “« L’eau à Quimper depuis 2009″”

  1. Améliorer la distribution des énergies est l’un des enjeux majeurs de la prochaine décennie.
    Cette question vaut pour les réseaux de distribution d’eau vieillissants. Des millions de dollars seront investi pour développer « des réseaux intelligents » de distribution, gérés par ordinateurs afin de réduire leur facture énergétique colossale.

    Pour le gaz, l’eau ou l’électricité, le problème c’est les fuites.
    Par exemple, en France au moins 5% de la production d’électricité disparait par des effets naturels comme l’effet de joule. Plus la distance de transport sur les lignes est longue, plus les pertes sont importantes. D’où l’utilité de gérer le plus finement possible et au plus près du consommateur l’électricité dont ce dernier a besoin.

    En Bretagne, on attend de devenir leader de l’éolien offshore, la Grande Bretagne autorise l’installation de 3500 éoliennes offshore qui devrait fournir 1/3 de l’électricité britannique d’ici à 2020 et coûter 85 milliard d’euros. En France, aucun programme éolien offshore n’a encore vu le jour !

    Quand à l’eau, l’ampleur du désastre atteint des proportions promptes à rendre neurasthénique le plombier le plus optimiste.
    Certaines agglomérations voient jusqu’à 40% de leur distribution d’eau potable disparaître dans les fuites avant même d’arriver chez le consommateur.
    Chantal JOUANNO, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, a sommé les collectivités de s’atteler au problème afin que l’énergie dépensée pour la distribution de l’eau potable ne parte pas en fumée.

    Alors, qui d’autre que Véolia peut gérer le réseau de distribution d’eau quimpérois dans le privé? Qui gère la distribution dans les autres agglomérations bretonnes ?
    Quelles sont les exemples de gestion par SCIC ?
    Qui possède les plans du réseau de distribution, la municipalité ? Véolia ? Les deux ?
    Qui possède les logiciels d’exploitation du réseau ? Y-a-t-il des logiciels ?
    Quels sont les montants consacrés à la modernisation du réseaux pour hier et pour demain ?
    Quels sont les investissements annoncés pour développer des « réseaux intelligents » de distribution.

    74% des français considèrent qu’il faut continuer à responsabiliser sur l’écologie.

    #1239

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