Convention avec les MPT…
Par Philippe Calvez, Conseiller Municipal
Depuis de nombreuses années les Maisons pour tous de Quimper sont conventionnées avec la municipalité. Ces conventions courent sur plusieurs années ceci permettant aux partenaires, une lisibilité des actions dans le temps.
Depuis quelques années la municipalité ajoute des avenants à ces conventions du fait des alternances politiques, pour que les MPT puissent continuer à remplir leurs missions. Des négociations sont en cours pour redéfinir le contenu de ces conventions.
L’ensemble des actions des MPT ainsi que leurs projets associatifs font l’objet d’examens en comités de pilotage mixtes. Les projets des associations définis souverainement doivent rentrer dans l’ensemble des politiques, jeunesse, sociale socioculturelle etc. de la municipalité. Le travail sur les quartiers est ainsi reconnu de façon formelle et contractuelle. Chaque MPT est à l’écoute du quartier et aide de fait à élaborer les politiques des territoires.
Pour mener ses actions les MPT reçoivent des financements de la municipalité leur permettant d’assurer les salaires des personnels et de mener les projets sur les quartiers. La participation à l’élaboration des politiques publiques et la valorisation des actions doivent être reconnues. Le chiffrage par la municipalité doit prendre en compte ces divers aspects.
Ces conventions sont donc primordiales pour mener les actions dans les quartiers, les MPT assurant des missions de service public. Tant que ces conventions ne sont pas signées le doute s’installe dans les relations entre les 2 parties. Le manque de soutien et la logique de guichet de la municipalité actuelle ne permettent pas aux MPT de définir sur le moyen et le long terme leurs actions en faveur de leur quartier. Le manque de lisibilité et le manque de chiffrage ne permettent pas d’engager les actions nécessaires à la population. Le flou artistique savamment entretenu concernant les politiques jeunesse sur la ville, laisse les acteurs des quartiers, dans l’expectative.
En effet comment définir un projet associatif et des actions quand on a une incertitude sur les financements et sur les soutiens techniques apportés par la municipalité. Le manque de volonté d’action, la longueur des discussions, la faiblesse et l’emploi d’arguties mesquines, minent le travail des MPT quimpéroises.
La faiblesse dans la gouvernance et le manque d’intérêt de la municipalité pour les acteurs associatifs donnent encore une fois, l’exemple d’une municipalité sans politique sociale et culturelle.
L’instrumentalisation des associations, érigée en mode de gouvernance peut présenter un confort immédiat, mais démobilise de fait les acteurs associatifs confrontés aux réalités des quartiers. Le manque de respect pour le travail des associatifs et des salariés concernés marque la volonté affichée de la municipalité de définir elle-même sa politique sociale et socioculturelle sans tenir compte des acteurs qui ont l’expertise du terrain.
Sans politique concertée en faveur de la population pour que le « vivre ensemble » trouve toute sa pertinence, la municipalité actuelle cristallise le mécontentement des acteurs associatifs réunis au sein des MPT.

