Décès de Philippe Séguin
Philippe Séguin, 66 ans, est mort dans la nuit de mercredi à jeudi. L’ancien ministre, actuel président de la Cour des comptes, a succombé à une crise cardiaque alors qu’il se trouvait à son domicile.
Né à Tunis en 1943, Philippe Séguin a été tour à tour ministre des Affaires sociales et de l’Emploi et président de l’Assemblée nationale française de 1993 à 1997 avant de devenir premier président de la Cour des comptes en 2004. Il avait aussi été à la tête du RPR de 1997 à 1999.
Enarque, encarté au RPR, il arrive aux affaires en 1973 sous la présidence de Georges Pompidou. En 1986, en pleine cohabitation, il est nommé ministre des Affaires sociales et de l’Emploi par Jacques Chirac. En 1993, il devient président de l’Assemblée nationale mais ne sera pas nommé premier ministre après la présidentielle de 1995 comme il le souhaitait. Candidat malheureux à la mairie de Paris, il s’est retiré de la vie politique en 2002, en refusant d’intégrer l’UMP.
Ce gaulliste sera l’un des rares à droite à soutenir l’abolition de la peine de mort décidée par François Mitterrand. Il sera aussi l’un des partisans du « non » au traité de Maastricht. Elu des Vosges, il a été maire d’Epinal pendant près de 25 ans.


Certains discours de cet orateur de talent sont restés célèbres, notamment celui dans lequel il dénonçait, en 1993, sous le terme de «Munich social», l’absence de priorité donnée à la lutte contre le chômage.
Considéré comme un grand républicain, célèbre pour ses emportements, Philippe Séguin avait notamment démissionné de manière retentissante de la présidence du RPR, en pleine campagne des européennes en 1999. Nicolas Sarkozy et Alain Madelin achevèrent la campagne.
Nathalie : merci pour ce rappel historique.