Elus des villes et élus des champs….
En préambule de l’assemblée générale de la première circonscription se tenait une intéressante « causerie » sur l’engagement politique en milieu rural. Plusieurs élus locaux étaient invités à faire partager leurs expériences en la matière. Même si je n’ai malheureusement pas pu être présent dès le début des exposés j’en ai tout de même retenu une différence évidente entre les petites communes et les villes. Plus la commune est petite, moins le clivage politique est marqué. Les élus sont d’avantage impliqués dans la gestion quotidienne de leur collectivité que dans des échanges d’idées et des débats d’ordre généraux. Par contre ce que je retiens aussi, c’est qu’à mon avis il est très dangereux de se cacher derrière son petit doigt en ne s’assumant pas pleinement comme femme ou homme de droite.
Cela ne veut pas dire qu’il faille être borné et arc bouté sur ses certitudes bien sur, mais il faut être clair dans ses valeurs et ses convictions. Un maire doit rassembler, cette obligation impose du pragmatisme et du bon sens ainsi qu’un respect de toutes les convictions, mais il doit rassembler dans la clarté. Son équipe doit être cohérente et porter des valeurs communes.
La tentation peut être grande d’être ambiguë sur ses convictions pour tenter de rassembler large, mais à terme ce jeu fini toujours par se retourner contre son initiateur. Une élection reste un contrat de confiance avec les électeurs. Il n’y a aucune raison de dissimuler son orientation politique au contraire c’est un devoir de la révéler.
La reconquête des villes perdues et notamment du réseau des villes périphériques des grandes agglomérations passe aussi par une affirmation de nos idées. Assumer ses orientations politiques n’implique pas d’adhérer stupidement à tout ce qui est dit ou fait ailleurs. Il ne faut pas confondre adhésion à des valeurs communes et aliénation de ses capacités critiques.
Les problématiques urbaines ne sont pas les problématiques rurales et il y a certainement plusieurs façon de faire de la politique, mais il ne faut pas oublier qu’un élu reste un responsable politique et non un responsable administratif.


Telle a toujours été ma façon de pensée politiquement, d’être fier de ce que l’on est, et ne pas avoir peur de le dire. C’est peur être pour cela que tu es aujourd’hui de la « famille » et je m’en réjouis.
Puissent l’avenir affermir cette vision pour aboutir à une adhésion communautaire.
Bien cordialement
Excellent texte comme d’habitude de Sylvain le Berre. Non seulement il ne faut pas avoir peur de dire de quelle couleur on est mais il ne faut pas avoir peur de faire bouger les lignes : il existe une droite qui a toute sa légitimité à se saisir et promouvoir un langage social et écologiste.
certains ont cru se cacher derrière un discours strictement économisant en abandonnant le social aux socialistes, l’écologie aux écologistes : on voit le résultat.Ce qui marche à neuilly ne marche pas ici. Et en plus c’est aberrant.
Conférence très intéressante de la part de nos élus.
Pour nos communes respectives et l’avenir politique, cela servira sans doute !
L’affichage politique avant ou après ? ils ont bien répondu.
Merci à Raymond Messager, Raymond Pères et Michel Canevet.
Leur parcours est atypique en tout cas !