Ségolène et ses « amis »
Avant de vouloir être présidente, Ségolène avait plein d’amis. Puis un jour elle en a eu moins, beaucoup moins et en contrepartie plein de faux amis.
Ces derniers, en gros les fameux éléphants du PS, n’ont pas supporté de se faire griller la priorité pour la présidentielle (Lang, Jospin, Hollande, Strauss-Khan, Fabius…). Alors ils l’ont faussement soutenue puis une fois la défaite venue ils ont tout fait pour l’éliminer sans succès pour l’heure…
Ségolène a réussi à se faire de nouveaux amis, en gros des éléphanteaux très très ambitieux et surtout impatients d’obtenir avant leur retraite des postes politiques en vue (Peillon, Valls, Hamon, Dray…).
Malheureusement Ségolène a un tempérament tel qu’elle a du mal à conserver ses amis fidèles et désintéressés…En plus les ruptures sont souvent brutales et très médiatisées. C’est vrai que les éléphanteaux commencent à avoir le sentiment qu’ils leur faut trouver un autre leader pour avoir une chance d’atteindre leur graal rêvé…
Alors, se sentant seule, elle a décidé de prendre le taureau par les cornes en essayant de choisir elle même et directement de nouveaux amis. Première cible ce week-end François Bayrou qui n’a également plus beaucoup d’amis ces derniers temps même s’il s’est rabiboché avec Dany le vert.
Pas de chance pour Ségolène, il ne veut pas de cette amitié soudaine et sûrement sincère. En fait il aurait préféré que ce soit lui qui en fasse la demande et non l’inverse, question de leadership !
Au delà de cette narration ironique, Ségolène Royal a bien compris le véritable danger pour elle comme pour d’autres président sortants de conseils régionaux : ils n’ont pas de véritables alliés. Chaque mouvance de la gauche va partir sous ses propres couleurs aux régionales et ainsi éparpiller l’électorat qui aura du mal à se retrouver au second tour. D’où l’idée de faire cause commune dès le 1er tour avec le Modem. C’est visiblement raté.
Les mésaventures des uns ont le mérite de nous rappeler l’impérieuse nécessité d’être unis, de rassembler, ce que nous n’avons pas toujours su faire dans le passé.
En Bretagne notre camp a réussi à se mobiliser pour bâtir un large rassemblement derrière un vrai leader, Bernadette Malgorn. C’était le minimum et c’est déjà beaucoup.

oui c’est vrai l’union fait la force ! même si ça été un peu difficile, mais c’est le résultat qui compte !!
Ségolène Royal est la reine du buzz divergent. Ou comment prendre à contre-courant tous les mouvements de pensée. c’est son style, son écriture lors de chaque séquence.
La taxe carbone, les régionales et sans doute aussi pour le sommet de Copenhague. A chaque phase doit apparaitre l’éclair « Royal ».
Elle est l’épine dans le pied du PS. Elle fait mal à chaque fois que le PS commence à marcher.
Elle a besoin de cette présence médiatique car si elle venait à perdre la région Poitou face à Dominique Bussereau, son avenir politique serait bien sombre…C’est sans doute ce que l’on espère rue de Solférino…
la saturation de l’espace médiatique avec en point de mire…la présidentielle…
Tout çà, c’est du bruit, de l’agitation, il n’y a pas de fond, et c’est bien dommage pour elle et ses copains.
Le texte est très amusant. Bien joué Emmanuel.