Edito : Bernadette et le fabuliste
Enfin, nous y voici ! Les instances ont tranché, après mûre réflexion et prise en compte attentive de l’opinion très majoritairement exprimée par la base militante bretonne, relayée en haut lieu par les cadres de notre Mouvement et par ses grands élus.
Il revient à Bernadette Malgorn de croiser le fer en mars prochain avec le très-sûr-de-lui président sortant du Conseil régional de Bretagne. Ce choix était prévisible. Son officialisation est une bonne nouvelle. Femme de caractère, excellente incarnation de ce que doit être une véritable Majorité présidentielle – riche de ses diversités mais rassemblée sur des valeurs essentielles -, notre tête de liste va en surprendre plus d’un.
Jacques Le Guen : l’énergie positive
« Le temps des débats est terminé, c’est maintenant le temps du rassemblement », dit-elle. Cette formule engage chacun d’entre nous, et tout particulièrement Jacques Le Guen. Lundi, le député de la 5ème circonscription sera reçu par Nicolas Sarkozy. C’est de la part du Président de la République une marque d’estime et de respect. C’est également une façon pour le Chef de l’Etat d’exprimer clairement le souhait que Jacques Le Guen tienne un rôle de premier plan dans la campagne. Pour gagner les Régionales, tous les talents doivent s’additionner, toutes les énergies se conjuguer. Il ne peut y avoir la moindre perte en ligne. Les militants, sur le terrain, ne le comprendraient pas, ne le tolèreraient pas.
Porter la voix de la Bretagne
Le capitaine est une femme. C’est bien. Elle a implanté son quartier général dans le Finistère. C’est normal, puisque c’est sa terre. Elle a la capacité de fédérer, bien au-delà de la seule UMP, ceux qui croient à la Bretagne. Ceux qui aiment voir la Bretagne résister, se battre, convaincre, porter haut et fort ses couleurs et son originalité. Ceux qui veulent pour leurs enfants une Bretagne offensive, inventive, déterminée. Ceux qui ont envie que la voix de la Bretagne porte loin.
Les jeux de rôle de la gauche
Bernadette Malgorn, tête de liste de la droite et du centre en mars 2010, c’est une chance extraordinaire pour la région. Cette femme est une leader, elle sait ce qu’elle veut et où elle va. De quoi faire peur aux barons de gauche, pour qui notre région était devenue finalement une vache à lait politique, une terre à impôts et à mandats. On a même l’impression que la vacuité et l’impuissance de la gauche sur le plan national convient parfaitement à Jean-Yves Le Drian et sa majorité de bric et de broc. Parce qu’il est confortable de se poser sans cesse en victime du vilain pouvoir parisien. Qu’il est valorisant de s’autoproclamer contre-pouvoir, ultime espace de liberté girondin face aux méchants jacobins qui sévissent dans la capitale.
Une montagne de promesses
Quelque peu troublé semble-t-il par l’entrée en scène de Bernadette Malgorn, le sortant socialiste Jean-Yves Le Drian s’est consolé en relisant l’illustre Jean de La Fontaine. Après « Le chat, la Belette et le petit Lapin », JYLD a eu recours à « Perrette et le pot au lait ». Bravo. Mais pour l’heure, c’est peut-être à un autre classique du fabuliste champenois que songent les électeurs bretons :
« Une montagne en mal d’enfant
Jetait une clameur si haute
Que chacun, au bruit accourant,
Crut qu’elle accoucherait sans faute
D’une cité plus grosse que Paris.
Elle accoucha d’une souris. »
Gagnable !
A gauche le temps des promesses a en effet cédé le pas depuis longtemps à la désillusion, l’amertume, la frustration. 2004 est si loin, le mandat en cours si décevant, le chef socialiste si pétri de certitudes que la mission que la Majorité présidentielle vient de confier à Bernadette Malgorn est pleinement réalisable. Le roi Jean-Yves est nu. Même depuis Ouessant, on entrevoit fort bien les montagnes de dépenses inutiles qui ont jailli du sol breton depuis bientôt six ans. Pour ce qui est des succès de cette majorité de gauche mégaplurielle proche de l’implosion, on recherche encore la petite souris de la fable.
Olivier Boyer


Bravo Olivier ,tu as tous dit ! la gauche a dépensé sans compter, dans de la « COMM » et rien d’autre ,elle a peur de Bernadette, et ils ont raison d’avoir peur les socialistes!