Préparer l’avenir….
L’INSEE réalise régulièrement des enquêtes statistiques sur les territoires afin d’étudier leur évolution sociologique, démographique et économique.
Les éléments chiffrés ainsi obtenus vont servir à guider les futures actions des élus et des collectivités. Ces données permettent une anticipation de l’évolution de nos territoires et sont prises en compte dans l’élaboration des PLU et des SCOT.
Pour beaucoup de villes le dernier recensement de population a permis de confirmer de grandes tendances. Que constatons nous à la lecture des enquêtes ? Les populations agricoles diminuent. En 20 ans, 30% des personnes vivant de l’exploitation de la terre ont disparu de nos paysages économiques. Chez nous aussi, cette évolution est marquante ce qui ne manque pas de poser de nombreux problèmes en terme d’aménagement du territoire (augmentation des jachères, non entretien des garennes et des chemins vicinaux) et de maintien de populations actives à la campagne. Les pôles d’excellence rurale suffiront ils à freiner la tendance? Il nous faut l’espérer.
Une autre évolution apparaît à la lecture de ces enquêtes : l’installation de jeunes familles en périphéries des centres urbains a considérablement augmenté ces dernières années. Cette tendance s’explique par la hausse des loyers et de l’immobilier dans les villes mais aussi par une qualité de vie indéniable dans ces communes à taille humaine. Pourtant, là aussi cette arrivée de jeunes familles ne va pas sans poser de problèmes aux collectivités d’accueil. Ces populations jeunes demandent légitimement des services publics de qualité qui ont un coût pour de petites communes ou communautés de communes (crèches, accès au haut débit, loisirs…). Il faut veiller en permanence à un juste équilibre entre les populations anciennes et nouvelles. La nouvelle urbanisation doit s’accompagner de services pour éviter la création de villes dortoirs. A l’inverse le littoral se vide de ses jeunes et de ses actifs maritimes pour laisser place à une population aisée mais vieillissante ou saisonnière. Le risque d’une explosion urbaine d’un côté et d’une côte aux volets clos de l’autre.
Autre tendance révélée par les enquêtes statistiques : l’allongement de l’espérance de vie. Nous vivons plus longtemps et c’est tant mieux. Toutefois ce constat implique également d’optimiser les moyens de prise en charge et d’accompagnement du grand age. Toutes ces évolutions, notre circonscription les connaît de manière plus ou moins marquée, ce sont des défis parmi d’autres à relever par les élus de tout bord pour les années à venir.
Ces sujets sont peut être « terre à terre » et manquent de « panache politique » pour certains, pourtant il s’agit de défis majeurs pour notre territoire. Au hasard de mes balades sur la toile j’ai pu remarquer le peu de cas qui en était fait par les élus de gauche de la circonscription : C’est grave……


sujets peut être « terre à terre » mais réellement stratégique pour nous
un commentaire désagréable : les élus de gauche de la circo sont, pour certains, dans le 3 voire 4eme age politique…
Ce n’est certainement pas un sujet terre à terre. Celui-ci au contraire est au cœur de notre mission.
La notion de bassin de vie ou de bassin versant, la mutualisation des moyens, des prestations publiques de territoire, des compétences nouvelles, une taille efficiente des communautés de commune ou d’agglomération, bref, nous entendrons parler de ces sujets dans les mois prochains. C’est de la politique, locale certes, mais qui a du sens. Les jeunes élus sont plus enclins à se saisir de ces sujets, les anciens un peu moins. Cela veut dire qu’il faut expliquer et convaincre, à droite, comme à gauche!
En effet, ce sujet est je dirais un sujet premier.