Taxe carbone : quand « Libé » défend Rocard !

Vendredi 4 septembre 2009
publié par Olivier Boyer

leditoduweekend_image« Libé » y va franco de port : « Taxe carbone : le PS frise la démagogie fiscale ». L’article signé Guillaume Launay sur liberation.fr n’épargne guère les hypocrites de service PS et assimilés : « Ils visaient Nicolas Sarkozy », s’amuse l’auteur. « Ils ont pour l’instant réussi à agacer Michel Rocard », l’ancien Premier ministre de François Mitterrand de 1988 à 1991 – rien que ça -, qui a présidé en juillet la réunion d’experts sur la « Contribution Climat Énergie » et juge « prématurées » les attaques proférées par certains dirigeants socialistes contre la taxe carbone à l’université d’été de La Rochelle.

« L’annonce d’une nouvelle charge fiscale fait peur à tout le monde, c’est normal », a confié l’ancien Premier ministre PS à l’Agence France Presse. « On gueule avant de savoir comment le gouvernement va présenter l’ours ». Ségolène Royal, héroïne de la défaititude à l’élection présidentielle de 2007, a qualifié la taxe carbone d’impôt « absurde » et « injuste ». Un propos que même Daniel Cohn-Bendit, peu soupçonnable de sarkozysme primaire, a estimé « ridicule » et « aberrant ».
Régional breton de l’étape, le porte-parole du PS Benoît Hamon, ex député européen, considère de son côté que la taxe carbone est un « bon principe » souffrant d’une « mauvaise exécution ». Clair comme de l’eau de roche… Il s’empresse d’ajouter que, selon lui, « pas un seul écologiste sérieux » ne peut trouver ce projet satisfaisant « en l’état actuel ». Daniel Cohn-Bendit, qui terrorise à lui tout seul le PS, vieille et respectable maison hélas en ruine, appréciera.
« A six mois des régionales, la taxe carbone crée des frictions entre le PS et les Verts », souligne Le Télégramme. Il y a dans cette formulation une forme de retenue à laquelle nous ne sommes pas tenus. Disons, avec nos mots, que l’attitude du PS est floue, incompréhensible et surtout opportuniste sur un sujet déterminant – l’avenir de la planète et des générations futures – qui devrait, normalement, nous épargner de mesquines considérations électoralistes. Les citoyens jugeront.
Olivier Boyer

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